Témoignages

Astrid Laplanche

22 ans, étudiante en économie et commerce à HEC. « J’ai commencé à apprendre l’allemand très tôt, et je pense que c’est aujourd’hui un de mes principaux atouts. Quand j’envoie mon CV dans les cabinets et entreprises les plus prestigieux, une grande majorité me rappelle parce que je parle allemand !
Savoir parler allemand, c’est une preuve qu’on a une certaine rigueur, une motivation, mais surtout qu’on va en dehors des sentiers battus et contre les a priori : preuve d’une certaine personnalité en fait ! En plus de cela, c’est signe d’une grande ouverture d’esprit sur l’Europe : le couple franco-allemand, quoi qu’on en dise, reste un véritable moteur et cette relation politico-économique sera d’autant plus importante dans les prochaines décennies.
Pour moi, parler allemand, c’est une véritable émulation intellectuelle mais aussi une sécurité et un atout pour mon avenir, quel qu’il soit ! Et, enfin, osez vous plonger dans la littérature et la poésie allemande, dans l’opéra, vous tomberez des nues ! »

Chadia El Hachimi

a fait ses études de gestion et commerce international à Paris (ESCE Paris) et Berlin (HWR Berlin) dans le cadre du cursus intégré de l’Université franco-allemande « Mes études de management franco-allemand à Paris et à Berlin ont été une expérience très enrichissante. Avec le groupe d’étudiants des deux pays, nous avons séjourné dans ces deux villes, ce qui nous a vraiment soudés. La flexibilité acquise m’a facilité l’entrée dans la vie active. Dans mon travail actuel en France, je peux mettre à profit mes compétences interculturelles. »

Johan Bravard

24 ans, étudiant en école d’ingénieurs à AgroParisTech.
L’allemand a été ma première langue étrangère. J‘ai continué à l’étudier au lycée, en prépa ainsi que dans mon école d’ingénieurs. L’allemand m’a tout d’abord beaucoup apporté sur le plan personnel: la rigueur de la langue m’a aidé à structurer mes idées, à réfléchir avant de parler (structure des phrases par exemple), mais aussi à lier de belles amitiés. De plus j’ai pu être mieux encadré par mes professeurs d’allemand du supérieur, du fait du nombre moins élevé d’étudiants germanistes. Parler anglais ne suffit plus et l‘allemand ouvre de nombreuses portes, notamment vers notre premier partenaire économique que représente l’Allemagne. Après un stage à l’agence de l’énergie allemande, je souhaite effectuer un Volontariat International en Entreprise (VIE) à Berlin. Une expérience en Allemagne est un atout sur le CV, reconnue par les employeurs et qui fera assurément la différence lors d’une candidature, que ce soit en France ou à l‘étranger.

 

Yvonne Guo

25 ans, a fait son premier cycle à Sciences Po Paris et un double Master en affaires internationales à Sciences Po Paris et à l'Université de St-Gall
« Mes études en affaires internationales à l'Université de St-Gall, dans le cadre d'un double diplôme Sciences Po-St Gall, furent pour moi une expérience très enrichissante. Avant de partir en Suisse, j'ai étudié l'allemand pendant trois ans. Pendant cette période, à Sciences Po, j'ai eu de la chance d'avoir un très bon professeur. Elle m'a donné des cours de conversation toutes les semaines, ce qui m'a donné confiance pour m'exprimer en allemand. C'est grâce à elle que j'ai pu réussir mon entretien d'entrée au programme du double diplôme, qui était en allemand, en anglais et en français. Avant de partir à St-Gall, j'ai passé mes vacances d'été à Heidelberg, où j'ai pris deux mois de cours de langue intensifs, afin de mieux préparer mon séjour en Suisse alémanique.

Cependant, je ne m’étais pas rendu compte que le suisse allemand était si différent de l'allemand 'standard'. D'abord, j'ai eu du mal à comprendre l'accent suisse, mais c'était très intéressant de découvrir cette différence. En plus, à l'université de St-Gall, il y avait même des étudiants suisses qui ont voulu nous apprendre comment parler en 'Schweizerdeutsch' ! J'ai trouvé qu'ils étaient vraiment fiers de leur dialecte, et ça m'a beaucoup touchée, car je ne parle pas le dialecte de mes parents.

En ce qui concerne mes cours, j'ai choisi deux cours en allemand et le reste en anglais. A vrai dire, les cours en allemand ont été très difficiles pour moi. Même si je comprenais l'idée générale de chacun d’eux, souvent les détails m'ont échappés et je n'en retenais que 70%. Mais les professeurs à St-Gall ont été très compréhensifs à cet égard car ils savaient que j'étais là pour apprendre. J'étais très impressionnée d’apprendre qu’ils parlaient tous en moyenne quatre langues: l'allemand, l'anglais, le français, et souvent l'espagnol ou l'italien ! Ils autorisaient les étudiants étrangers à rendre leurs devoirs dans la langue qui leur convenait le plus. En France, cela serait inimaginable.

Après six mois de cours à St-Gall, je suis partie à Genève pour faire un stage et pour écrire mon mémoire de Master. J'ai été diplômée en octobre dernier et je travaille actuellement à Singapour, à la Lee Kuan Yew School of Public Policy, en tant qu'assistante de recherche pour le directeur de l'École. Bien que je ne sois plus en Europe, je continue à apprendre l'allemand au Goethe-Institut de Singapour, à parler en allemand avec mes collègues allemands, et à participer régulièrement aux « Stammtisch » et à d'autres échanges linguistiques ici, pour garder le contact avec la langue et la culture allemandes. J'espère pouvoir revenir un jour travailler en Allemagne ou en Suisse.

D’autres témoignages ici:
www.goethe.de/ins/fr/lp/lhr/wer/bro/de5204236.htm

Invitation

Des étudiants qui ont continué l’allemand en fac parlent ici de leurs parcours. Tu veux nous faire part de tes expériences, envoie-nous un petit mot ou une vidéo : alles[@]paris.goethe.org